Des exemples de contenus carbone ?

Les questions que chacun se pose :

168 kg CO2 pour un plein de 60 litres d’essence, 516 kg pour un voyage avion de 2000 km, 3250 kg CO2 pour 1000 litres de fuel ou 114 kg pour 1000 kg de buches de bois.

1kg CO2 pour 2.4 kg de blé, 300g de riz, 12 kg pommes de terre, 450 g de tomates sous serre, 66 g de bœuf, 150g de veau, 500g de poulet, 1 litre de lait (attention les valeurs sur les produits alimentaires ont une incertitude de +/- 50%, ce sera affiné lorsque les factures seront suivies tout au long de la supply chain ou filière de production).

100kg CO2 pour un vélo et 170 pour un vélo électrique et 90 pour une trottinette électrique, 150kg pour un ordinateur et 15 à 30 pour un smartphone selon ses caractèristiques.

23kg co2 pour un jeans, 11 pour une chemise coton et 10 pour chemise viscose, 53 kg pour un pull en laine…  (Toutes valeurs certifiées par l’Ademe, à rendre plus précises par l’usage du compte carbone)

D’autres exemples dans le calculateur d’empreinte carbone à utiliser largement et faire connaitre (gratuit) :

Les gaz à effet de serre GES sont des gaz qui freinent les émissions naturelles de la chaleur de la terre, comme les vitres de nos serres, d’où réchauffement anormal. On nous demande aussi ce que veut dire CO2 équivalent : le dioxyde de carbone n’est pas le seul responsable du réchauffement, on craint aussi le méthane, l’oxyde nitreux et 3 gaz frigorigènes. L’équivalence en a été définie par le protocole de Kyoto. Pour faire simple, si les émissions mondiales sont de 40 milliards de tonnes CO2 par an, nous déplorons 50 milliards de t CO2 équivalent.

Pourquoi et comment ?

L’objectif du compte carbone est que les consommateurs poussent les entreprises à décarboner, car en tant que citoyens ils vont gérer leur budget carbone égalitaire (à la baisse bien sûr).

Il semble nécessaire de ne pas le décider sans un référendum national qui devrait être précédé d’une Convention citoyenne de la décarbonation, comme expliqué dans le cahier CITEGO soumis au Ministère de la Transition Écologique. Ce préalable définira la gouvernance (règles du jeu) qui devra naturellement être robuste pour résister aux esprits frondeurs chers à notre culture.

Si je viens à manquer de carbone ?

Au bout de quelques mois s’il restait moins de mille points ou kg sur votre compte, vous recevez le message de vous restreindre et de vous procurer quelques kilos auprès des ajustoirs régionaux. La possibilité de rachat de quota est essentielle pour respecter nos règles constitutionnelles qui interdisent la privation de libertés.

Effet pour les bas salaires par exemple : une famille sobre de 5 personnes qui dispose de 31 500 points en 2023 et en consomme 16 000 pourrait revendre 15 000 à 10ct (si 100€/t de CO2 équiv) pour produire une prime sobriété de 1500€ sur l’année. Si (par sa rareté) le carbone passe à 200€/tonne, c’est 3000€…

Comme certaines personnes sobres (militantes) ne voudront pas revendre leurs excédents, il est estimé que le prix de rachat va vite grimper. Le cours à 1€/kg est envisageable. Certains militants souhaitent que le rachat de surplus ne soit pas entièrement libre, pour éviter que le mécanisme ne laisse trop libres les hauts revenus de gaspiller le carbone. Ils seraient de toute façon limités à ne pas racheter plus que 94% que l’année précédente.

Les points carbone de surplus pourraient être bloqués sur l’alimentaire par exemple (ne pas mourir de faim).

Pourquoi pas européen ?

Oui le problème est mondial et donc bien sûr européen, mais l’Europe présente des disparités importantes entre pays, l’empreinte carbone en Allemagne est double de celle de la Roumanie ou Slovaquie : il est donc proposé que chaque pays (dans le périmètre de sa comptabilité nationale) développe une agence carbone et un système propre.
Prévoir une coordination européenne comme sur www.CEQuiC.eu proposée à la Conférence du Futur de l’Europe.
La guerre d’Ukraine est en train de rebattre les cartes et Pierre Calame propose l’ appel de Nantes pour une Europe 2.0 qui propose aussi cette coordination des comptes carbone.

Faut-il doter les ENFANTS de la même allocation carbone que les adultes ?

Ils seront probablement gérés sur le compte des parents. La question se posera aux porteurs du dispositif de décider si on accorde les mêmes 9 000 points aux enfants (au risque d’encourager trop la natalité), ou si un demi-tarif suffira à couvrir leurs émissions, effectivement réduites, comme c’est le cas pour les parts fiscales.

Des militants proposent aussi que pour le futur, les futurs enfants ne rapportent pas de quota aux parents jusqu’à leur majorité, poussant les parents à choisir leurs efforts de sobriété.

Faut-il limiter les riches ?

Oui certains craignent que les riches ne soient pas contraints, mais c’est le contraire : le quota carbone est une forme de tranche gratuite pour tous et seuls les riches seront « génés » de devoir en racheter si insuffisant. Les personnes au Smic sont sobres (moyenne à 6t/p/an), souvent par obligation. Elles pourront revendre des points carbone à l’autorité adhoc.

La valeur des points carbone va augmenter avec la rareté. Et d’année en année, c’est de plus en plus rare, puisqu’on demande de réduire de 40% en 10 ans. Donc de plus en plus dur pour les riches !

De plus il est possible d’établir une règle de majoration pour les riches : si le cours de carbone est 200€/t (évaluation 2028) l’achat de surplus pourrait se faire à ce prix pour 50% du quota, mais majoré de 50% pour la tranche de 50% supplémentaire, de 100% pour la tranche de +100 à +150% et de 200% pour la tranche maxi de +150 à +200% du quota (interdit au delà).

Les points carbone ne rapportent pas de taxe, par ailleurs il faut maintenir, voire augmenter, les taxes sur les capitaux et hauts revenus pour assurer les services de l’Etat.

Pour les bas revenus qui ont des obligations de trajets, par exemple un extrême de 100km/j générant jusqu’à 30 000 km/an avec une vieille voiture consommant 10l de gazole au cent, cela génère 9480 kg CO2, il faut responsabiliser l’entreprise en lui imputant la moitié des contenus carbone des trajets domicile-travail.

Si compté en surplus à 0.20€/kg, le surcout est de 80€ par mois, cela justifie de changer pour une voiture décarbonée (de l’ordre de 150€/mois en occasion).

Et les entreprises ?

Ce sont les fournisseurs qui sont automatiquement comptables du flux de carbone, évitant la triche. Et chacun va choisir les fournisseurs les plus sobres pour être moins imputé par leur fourniture.

Les entreprises reçoivent les points carbone de leurs clients pour pouvoir s’approvisionner auprès de leurs fournisseurs. La seule obligation imposée aux entreprises est l’équilibre carbone, imputer aux clients l’ensemble des points carbone utilisés. C’est à contrôler par l’expert-comptable et vérifier par le commissaire aux comptes. Chaque entreprise (et personne morale) doit mettre en place un registre carbone en plus de sa compta.

Les investissements sont imputés avec un mécanisme simple d’étalement montré sous https://www.agencecarbone.fr/etalement
Si les entreprises importent des matières premières ou tous achats, elles doivent s’acquitter de points carbone auprès de l’Agence Carbone nationale qui a défini un barème avec l’ADEME… ce qui disparaitra lorsque tous les pays auront leur agence carbone permettant les échanges validés à plusieurs. Le référentiel sera la Nomenclature Douanière, déjà gérée par la Commission européenne.

Vous risquez de dissocier climat et biodiversité ?

Au contraire en suivant les préceptes des communs mis au clair par Elinor Ostrom, les deux préoccupations sont intrinsèquement liées : ne traiter que l’un, le mettrait vite en difficulté.
Comment l’agence carbone va prendre soin de la biodiversité : si un milliardaire veut générer un puits de carbone en plantant 10 hectares de forêt, les 5 t co2/an ne sont validées que si la forêt correspond aux normes d’ONG comme Forêts et Campagnes d’Avenir : il est éventuellement réorienté vers la plantation de 10 km de haies garantissant les 5t.
Toute affectation de points carbone sera conditionnée aux effets de biodiversité. Les consommations de points carbone qui affecteraient la biodiversité seraient pénalisées.

Pourquoi pas une taxe carbone ?

Les Assises du climat ont conclu à son inefficacité qui est résumée dans l’article du DRENCHE de septembre 2021. Surtout la mise en œuvre en Suède depuis 1991, avec les meilleures règles possibles, n’a abouti à aucune réduction de son empreinte carbone.

Le présent site web est-il décarboné ?

C’est l’hébergeur auvergnat O2Switch.fr qui a été choisi pour ses choix énergétiques. Les deux vidéos des points-clé ont été compressées à l’extrême et sorties de Youtube. Nous limitons le plus possible l’impact des pages mais nous sommes friands de nouveaux moyens de réduire l’impact. Aucun animal n’a eu à souffrir de la création du présent site. Selon l’évaluation par le www.carbometre.com, si vous consultez 10 minutes vous générez 40g de CO2 dans un contexte non optimisé, ici vous êtes à 10g. Nous saurions réduire davantage le contenu par usage des nouvelles méthodes comme grav.cms , nous développerons cela bientôt.

Peut-on capitaliser des point-carbone ?

« Un ménage sobre pourrait-il stocker ses points pour les années suivantes, quand la dotation va être réduite ? »

Il nous semble que les compteurs doivent être remis à zéro chaque fin d’exercice, pour éviter qu’il n’y ait un effet de recrudescence future.

Nous visons une réduction rapide des gaz à effet de serre : il serait anormal de permettre des jeux d’enrichissement à terme sur une valeur qu’on doit réduire drastiquement : concrètement l’Agence Carbone réaffecte un quota de 94% de l’année précédente à chaque date anniversaire, ce qui présente l’avantage de lisser les flux et travaux sur l’année, et surtout éviter des jeux de forte demande aux derniers jours de l’année. Le 1er janvier de l’année 0 tous les citoyens reçoivent 9 000 points en même temps, puis moi qui suis du 22 juillet mon quota est étendu au prorata (750 kg/mois) et sera remis à 8460 au 22 juillet suivant (bon anniversaire).

Mais comment récompenser ceux qui auront été plus sobres que la moyenne et auront leur compte mis à zéro en fin d’exercice ? Nous proposons la création d’un fonds de secours où seraient versés les excédents pour parer aux aléas futurs et aide les pays pauvres. les donateurs y figureraient comme sociétaires du fonds de secours carbone.

Et le pouvoir d’achat ?

Notre mouvement prône le pouvoir de vivre en répartissant mieux les capacités entre riches et pauvres (revente possible d’excédents de sobriété), en rendant plus rentable les travaux de décarbonation que les banquiers vont se précipiter de financer, en déployant des nouveaux luxes décarbonés que les entreprises vont s’empresser d’offrir à tous comme la musique, la gastronomie, la rencontre… Le compte carbone permet d’éviter l’accaparement par les riches des ressources d’équilibre climatique, le CO2 gratuit pour les riches c’est fini. C’est Anil Agarwal qui demandait « à qui appartiennent les puits de carbone du monde ? stoppons l’accaparement par les plus riches ! »


Et les cinq millions de logements passoires-thermiques ?

Il s’agit des 4.8 millions de logements classés F et G dans le diagnostic national.
Nous pourrons distinguer deux cas : pour le million de logements en propriété propre, les prêts bancaires à taux zéro doivent être imposés sur longue échéance de remboursement.
Pour les 4 millions de logements en location, c’est le fait de bailleurs privés qui jusque-là n’ont pas d’incitation à réparer les logements. Il serait proposé que la charge carbone de ces chauffages serait partagée 50/50 entre locataire et propriétaire.
Si le propriétaire est une personne physique, son quota personnel est en jeu.
Si c’est une personne morale, qui refacture donc son carbone à ses clients, une loi doit l’obliger à faire les travaux d’isolation efficaces, sous menace d’expropriation.
La règle 50/50 pourrait être limitée aux logements de classe E F et G, pour éviter que des propriétaires qui ont dépensé beaucoup pour l’isolation de leur bien, deviennent solidaires des surchauffes de leurs locataires.

Qui gagne /qui perd au quota de 9000 points carbone ?

Les études statistiques manquent encore de précision, plusieurs sont basées sur l’enquête de niveau de vie de 2013 et montrent là que 62% des français sont bénéficiaires avec 9000 points (dont 86% de gagnants dans la tranche 1 des revenus les plus faibles, 82 dans la seconde tranche, 77 dans le 3ème décile, 69 dans le 4ème, 68 dans le 5ème, 62 et 55 pour les 6 et 7ème, et enfin 53, 54 et 29 pour les 3 déciles les plus riches : 71% des 10% de français les plus riches manqueraient vite de carbone pour leur quotidien).
Cette étude montre aussi que les personnes seules et les couples sans enfants seraient déficitaires toutes tranches, mais nous prévoyons de limiter l’avantage des familles avec enfants en proposant une demi-part aux moins de 16 ans.

D’autres études (basées sur les patrimoines) estiment à 65% le nombre de gagnants à 9000 points carbone. Alors les 10% les plus riches ont à réduire de 3 fois leur consommation…

Cette question est importante pour évaluer les chances de succès d’un référendum.

Equilibrer entre pays riches et pays pauvres ?

Nous estimons qu’un achat de quotas carbone aux pays pauvres serait une incitation à consommer qui irait à l’encontre de la démarche de sobriété que porte le compte carbone : il faut que chaque pays tende vers la neutralité par un compte carbone national.
Si en 2040 tous les pays européens sont arrivés à 3t/habitant, alors les agences peuvent fusionner en une agence européenne, qui peut se rapprocher de l’agence africaine qui aurait atteint 2t plus vite; les agences peuvent alors se relier pour une descente carbone coordonnée.

Il est possible à ce stade que les pays riches (s’ils ne disposent pas d’assez d’espace) financent des puits de carbone dans les pays pauvres.

Y aura-t-il possibilité de monnaies locales ?

Les monnaies locales ont déjà dématérialisé l’identification sans carte électronique mais par connexion simple au téléphone (les cas de l’Eusko basque, la Doume du Puy de dome, la Gonette de Lyon) : il est facile de pratiquer avec son commerçant la même reconnaissance pour l’argent (connexion au compte) et le carbone (connexion à l’ agence carbone) sans besoin de sortir son QrCode. Il y aurait donc avantage à intégrer les monnaies locales dans tous les territoires, qui portent le grand mérite de relocalisation de l’économie et maintien de l’emploi contre Amazon.

Demain les banques françaises pourraient suivre, pour de l’identification par téléphone, sans passer par les géants américains Mastercard ou Visa qui nous espionnent tant.

Les calculs de contenu carbone des transactions sont très en faveur des monnaies locales et échange téléphonique.