eh oui, nous en étions en aout jusqu’en 2024, cette année le jour du dépassement planétaire tombe le 30 juillet, de plus en plus tôt, et c’est grave ! 

C’est calculé par les meilleurs scientifiques du Global footprint network : c’est le jour de l’année où la demande de l’humanité en ressources naturelles dépasse la capacité de la terre à les régénérer sur une année.  Après cette date les humains vivront à crédit sur la nature et ce qu’ils consommeront jusqu’au 31 décembre ne sera pas remplacé. En 1971 ce jour du dépassement se situait fin décembre, en 50 ans nous avons épuisé la planète comme un citron pressé !

Et encore nous ne comptons pas les ressources minérales qui fondent à vue d’oeil (nous avons utilisé plus de fer depuis 2000 que pendant toute l’évolution avant 2000 (depuis l’âge de fer) selon l’excellente synthèse-BD de Philippe Bihouix « Ressources » chez Casterman, il faut recycler !)
Pour la France ce « jour du dépassement » a été atteint le 24 avril 2026, calculé comme si toute l’humanité vivait comme les français. Nous vivons à 2/3 de crédit… sur les générations futures !


Qui n’a pas lu le Poink

Nous sommes sous contrainte climatique et tout change. Le POINK c’est notre manuel d’économie sous contrainte climatique.


L’exemple de Bertrand

Bertrand Coupet est un de nos soutiens de longue date, très actif sur Linkedin, au retour du Canada il a créé son cabinet de décarbonation et fait des bilans carbone à tire l’arigot, puis au bout de cinq ans, il a constaté que ça n’avance pas !!!

Alors il a décidé de reprendre la brasserie de Mur-de-Bretagne, la Brasserie de Guerlédan, pour en faire un lieu de brassage d’actions et d’idées, il y accueille des débats, des fêtes comme celle de l’asso d’accueil des migrants et sans-abris dimanche dernier, bientôt un grand débat du compte carbone… en plus de faire des bières bio, excellentes et respectueuses de la nature et de notre santé !

Alors, faire un pas de côté ?
Oui, je l’ai visité au retour de ma formation lowtech dans le principal centre dédié, tout au nord de la Bretagne près de Lannion, l’ECOCENTRE TREGOR, pour fabriquer ma galetière en matériaux de récupération, sans énergie fossile grâce à la combustion stoechiométrique de petit bois, appelée rocketstove. J’en ai fait un petit reportage sur https://brouette.eu/11.html


Passer à la caisse

Puis de passage à Nantes, j’ai rendu visite à l’entreprise DGSys : c’est une des leaders de l’étiquetage et des caisses enregistreuses : DGSys équipe tous types de magasins sauf tabac et pharmacies, la France compte une quinzaine d’entreprises dédiées comme elle.
L’étiquetage et le logiciel de caisse pilotant les étiquettes est un des éléments clés de l’étiquetage carbone. En 2002 ces entreprises n’ont pas eu de mal à étiqueter deux valeurs en euros et en francs. Cela leur est facile d’intégrer le cout carbone en plus du cout de fabrication et rendre les étiquettes attractives. C’est ensuite le codebar qui relie chaque produit à l’étiquetage du rayon, au suivi de stock et à son enregistrement lors du passage en caisse pour en faire un ticket de caisse en euros et en carbone

Pendant les vacances, prenons le temps de soutenir l’appel à cette loi d’étiquetage, nous avons besoin de tous, sur le site web https://loipoidscarbone.fr vous trouvez la version mise à jour de la Proposition de Loi.
Merci d’avance d’y apporter votre point de vue, le texte n’est pas encore déposé et nous pourrions découper l’article second en deux parties pour donner un « os à ronger » aux opposants.

Il faudra soutenir la députée de La Rochelle qui a été enthousiaste pour endosser cette proposition de loi, il faut signer l’appel, proposer à vos journaux locaux d’en faire l’écho. Plus de trente députés soutiennent aussi, peut-etre le votre (nous consulter)

Ne soyez pas surpris que nous n’y parlions qu’à peine du compte carbone, certains députés nous ont reçus en disant « nous voyons bien où vous voulez en venir avec votre compte carbone« … alors nous répondons que l’étiquetage en soi va donner du pouvoir aux citoyens pour s’auto-discipliner et orienter les fabricants vers du moins carboné, en particulier local car sans transport. 
Mais bien sûr nous n’oublierons jamais qu’il faut ensuite donner leur décompte à tous les français puis leur proposer de décider majoritairement de réduire de 6% par an. Chaque chose en son temps.

Même si on en restait à l’étiquetage, nous aurons fait de grands progrès dans la réduction des gaz à effet de serre, vous avez noté notre démonstration de l’effet nudge qui incite sans imposer… et on sait bien dans les entreprises que chaque fois qu’on donne les chiffres, les comportements changent. C’est l’effet performatif de l’information. 

Certains critiquent l’obligation de registre carbone, nous expliquons sur 

https://loipoidscarbone.fr/signer/ que le domaine de la construction neuve a vite intégré l’obligation de comptage des contenus carbone par la loi RE2020, alors que c’est une profession qui râle facilement.

Les soutiens de la taxe carbone reprochent au compte carbone cet étiquetage qui va couter des efforts aux entreprises, mais leur proposition est de rester dans le flou d’une majoration des prix, on ne peut plus cacher aux citoyens ce qui est la principale cause d’incendies, d’inconfort, de violence, de pertes agricoles, de surmortalité…

La cheffe de service du Ministère de la Transition écologique craint que l’Europe empêche de rendre obligatoire l’étiquetage, comme c’est le cas du Nutriscore ou des projets de planet-score ou similaires. 
Mais c’est parce que ces indicateurs sont imprimés sur les emballages, alors que l’étiquetage carbone est une information comme le prix qui est propre à chaque magasin ou vendeur en ligne. Le contenu carbone sera différent dans un marché, un magasin climatisé ou un transport par camionette… comme le prix. 
L’UE ne peut pas empêcher de mentionner les prix… alors ? Alors j’invite chaque lecteur à bien lire les infos du site https://loipoidscarbone.fr signer l’appel, et décider de ce que chacun peut faire pour y arriver

Quoi faire

Il est notable que le simple message linkedin du 29 juillet a généré 30 000 impressions en moins d’une journée, beaucoup de nouveaux soutiens


Calcul pour rire (jaune)

100 000 hectares brulés mi juillet c’est plus du double des années passées, 2025 était pourtant grave avec entre autres la destruction du vignoble de l’Aude.

Alors si ça double chaque année, à vos calculettes, en 2036 (après neuf années comme ça) c’est 102 millions d’hectares brulés !!!

Mais la France ne fait que 55 millions d’hectares, l’Espagne et le Portugal seront en cendres également… C’est la guerre (du feu)… Enragez-vous !!


Et les riches ?

Sa conclusion : Les grandes fortunes peuvent être les locomotives d’un nouveau mouvement citoyen incitant tout un chacun à participer.


Qui nous « fout dedans »

Alternatives économiques a repris les chiffres publiés discrètement par l’AIE (agence de l’énergie qui dépend de Trump) en avril dernier : l’année 2025 a montré de grandes réductions des émissions annuelles de gaz à effet de serre (en bleu ici) mais des dérives inquiétantes (jaune) en particulier d’Amérique du Nord et des transports internationaux.
L’union européenne et les économies avancées se comportent bien, c’est seulement les américains qui nous mettent le feu aux poudres…

Nous demander le rapport AIE

Passer outre le compte carbone ?

Des petits malins nous disent « Pour éviter le décompte de mon carbone, je vais me nourrir que de mon jardin et je m’arrangerai entre amis, je donnerai des artichauts à mes voisins qui me fournissent en haricots verts, j’élève mes poules et mon cochon que le charcutier vient préparer en échange d’un jambon, j’organise le covoiturage dans ma commune ou mon quartier, je fais réparer mon vélo au papi qui a fait le Tour de France, il s’y connait, et je lui porte des boudins. »

Eh bien oui ! ça passe en dessous des mailles du filet, par le trou dans la racket Pas de paiement, pas de carbone !!! on est mal pour le principe du compte carbone partagé par tous…

Ah oui c’est peut-etre ça l’altercroissance ? par l’économie du don ?

je recommande un opuscule stimulant et poétique, « L’arbre aux  Oiseaux » (ActesSud) écrit par une amérindienne au sujet d’un arbre d’abondance, l’amélanchier, que les américains appellent Serviceberry…

Elle démontre que les dons et échanges de denrées en surnombre créent le bonheur… à l’inverse du capitalisme qui s’appuie sur la rareté pour manipuler les humains.

C’est peut-etre ça la voie du bonheur (au passage, j’étais surpris de lire cela d’une américaine, ils ne sont peut-être pas tous trumpistes). Est-ce que l’économie du don sera la continuation normale de la phase de sobriété joyeuse que va porter le compte carbone ? qui peut prédire après 2050 ?


Trouver le quinté placé ?

Nous devons convaincre les prochains candidats à la présidentielle… mais il y a plus de 20 candidats annoncés !
Savez-vous pronostiquer qui seront les 5 candidats qu’il nous faudra convaincre de soutenir le partage des réductions carbone tel que défini par Pierre Calame depuis son livre de 2009 ?

Vos pronostics pour la présidentielle

Rire/ pleurer pour ceux qui souffrent

Cette quatrième canicule de début d’été est terrible pour toutes les professions exposées, trois fois moins de foin récolté par mon voisin qui s’inquiète de comment ses vaches passeront l’hiver, beaucoup de plantes qui grillent sur place par l’effet « grille-pain » décrit par les météorologues, et le pire : deux à trois fois plus d’hectares en feu qu’à la même date l’an passé, tout notre soutien aux pompiers, et rions un peu avec Bendak :