Voilà des jolies couleurs pour démarrer l’année :

C’est la représentation d’une heure d’électricité en matière de contenu CO2 dans les différentes pays européens (bleu pour la France) par Thomas Auriel, un ingénieur passionné par les datas et leurs visualisations, sur son site http://thomasprojects.net ;
Selon les pays le contenu carbone varie selon les moments, pour la France entre une production variable de 40 à 90 GWh selon les heures, le poids carbone reste entre 10 et 80g par kWh (ce qui sera indiqué sur votre facture quand la loipoidscarbone.fr aura été votée).
On parle ici de gigawatts-heure car c’est une quantité d’énergie, une puissance aurait été présentée en gigawatts, on écrit les unités en lettres non capitales sauf les noms de personnes (Watt, Joule, Ohm, Becquerel ou Sievert…) et les préfixes mega, giga et tera qui ont tous trois un rapport de 1000.

Les suisses, les norvégiens ou les suédois sont dans les mêmes niveaux de contenu carbone.

Le plus carboné est le polonais (centrales aux charbons) avec 300 à 900 gCO2/kWh pour des productions allant de 20 à 30 GWh selon les heures. Les allemands sont très carbonés également.

Nous répétons depuis 2019 que c’est en France qu’il faut démarrer le comptage du carbone sur tous nos achats, ce visuel en montre la réalité, la mesure y sera la plus sereine de toute l’Europe.

L’auteur a pu détailler pour chaque source d’électricité la fréquence et les contenus et ses diagrammes sont tous tres jolis et colorés, certains pourraient en faire un décor abstrait…
Le nuage bleu « assez plat » indique bien que pour la France le contenu carbone est toujours assez bas et que la puissance délivrée peut varier du simple au double, probablement en raison des énergies renouvelables, soit intermittentes comme le solaire, soit pilotées comme l’hydro-électricité.

On découvre dans l’article que par exemple c’est l’Italie qui bénéficie le plus de géothermie dans son mix électrique.


Un autre visuel interessant dans l’article de Thomas Auriel : les cessions d’électricité entre pays voisins :

La France ne reçoit que de l’Espagne (941 GWh sur un an) mais en vend 91 000 GWh à ses autres voisins, 91 TWh sur les 536 TWh de production de l’année 2024.


2 réponses

  1. Excellent mais… Attention toutefois, considérer que notre électricité est « la meilleure d’Europe » simplement parce qu’elle est faible en carbone est un raccourci très très discutable !
    Le nucléaire qui assure encore une grosse part de notre production (60-65%) est lié à l’extraction très polluante d’uranium dans des pays tiers (indépendance énergétique = 0) dont certains très peu démocratiques comme le Kazakhstan, l’enrichissement/retraitement ont lieu pour la plus grande part en Russie…, ce mode de production est actuellement parmi les plus coûteux – voir EPR 23 Milliards d’Euros au lieu des 4 prévus – des plus risqués ; Tchernobyl, Blaye, Fukushima,… et lègue à d’innombrables générations à venir la gestion de déchets dangereux et indestructibles.

    Donc lutter contre le CO2 c’est bien sûr indispensable mais sûrement pas sans se préoccuper du reste.
    J’espère que l’association apportera un peu de nuance à cette vision un peu simpliste et béate de l’électricité en France.

    1. Merci Olivier, c’est dur de devoir choisir entre deux maux. Un risque à faible probabilité mais d’une proximité et d’une violence extrême avec le nucléaire, ou le risque de disparition lente mais inéluctable des conditions d’habitabilité de la planète. Chercher une transition avec les énergies renouvelables, avec assistance provisoire par le nucléaire ? en tout cas générer la sobriété à marches forcées, par exemple par le comptage…

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