Pour que le réchauffement climatique mondial ne dépasse pas 2°C et si possible 1.5°C, le Compte carbone répond aux constats scientifiques synthétisés par le GIEC et à l’«Accord de Paris » de 2015 où tous les pays du monde s’engagent à réduire les gaz à effet de serre (GES).
Chaque demi degré a des conséquences considérables sur la biodiversité, les rendements agricoles et leurs conséquences alimentaires, le niveau de la mer… sur notre capacité collective à offrir plus de sécurité à l’avenir des plus jeunes.
La France est responsable annuellement de 644 millions de tonnes d’équivalent CO² (émissions des productions locales et importées, incluant tous les GES). C’est en moyenne 9 tonnes par personne et par an. Pour contribuer à sauvegarder l’équilibre climatique, nous devrons réduire nos émissions à 2 tonnes de CO² par personne, afin d’atteindre moins de 100 millions de tonnes en 2050. C’est une réduction de l’ordre de 80% en 30 ans. C’est vertigineux. Chaque année perdue rend l’effort encore plus important.
Dans ce cadre, le compte carbone permet de réduire les gaz à effet de serre en s’appuyant sur les consommateurs pour faire réagir les entreprises. Par un mécanisme aussi simple que le suivi comptable des achats, il s’agit de rendre tous les acteurs responsables. Chaque personne étant également dotée d’un quota carbone individuel qui réduit de 6% chaque année, nous visons à un changement de comportement de tous pour garder la planète habitable et favoriser une prospérité fraternelle.
Le périmètre de démarrage est celui de la comptabilité nationale (pour mieux suivre les flux entrants et sortants du territoire national), mais c’est l’Union européenne* qui est visée. Nous recommandons de démarrer simultanément dans plusieurs pays comme l’Italie, l’Espagne ou la Belgique. de la même façon que la TVA (inventée en France en 1957) avait été vite reprise, ce compte carbone a vocation à être mis en œuvre dans le monde entier.
*site web européen : www.carbonAccount.eu et coordination européenne https://okplanet.cc
