Rire et réfléchir avec la pièce CLIMAX qui aborde sa 500ème représentation à Paris au Lucernaire puis en province :

Les commentaires dans la vidéo ci-dessus, moi j’ai apprécié une sorte de Comedia del ‘arte qui fait passer l’éco-angoisse de la situation en la dénonçant. Leur programme :

Espoir mondial pour la COP-30

Pour la première fois en 30 ans, la présidence de la COP a mandaté la création d’un pavillon dédié aux sciences planétaires : le Planetary Science Pavilion !
Cette initiative historique servira de centre de commandement scientifique, mettant directement en relation les négociateurs avec les scientifiques, les décideurs politiques, les dirigeants des peuples autochtones et la société civile, afin de garantir que les décisions soient guidées par les meilleures données scientifiques disponibles.
Le Pavillon est coprésidé par le professeur Johan Rockström, directeur de l’Institut de recherche sur l’impact climatique de Potsdam (PIK, celui à l’origine de la mise en évidence des neuf limites planétaires), et Carlos Nobre, coprésident du Panel scientifique pour l’Amazonie.

Le New-york Times publie le graphe de Carbon-Trackers qui est assez informatif sur avec ou sans l’Accord de Paris :

Mais il y a encore beaucoup à faire ! Ramener à 1.5 et moins de 400 ppm en 2100 nécessite de mettre en place le compte carbone rapidement !


57 000 milliards de Ͼ
Pour cette lettre 59 nous figurons ce que pourrait être le billet de 10Ͼ, dix points carbone équivalent à 10 kilos de CO2équivalent. Oui l’humanité génère 57 milliards de tonnes de CO2e, il nous faudrait une banque mondiale des points carbone BMϾ, capable de faire passer notre masse mondiale de 57*1012 à 10…

Ce texte trop rapide mérite un peu d’explication :
Oui selon les scientifiques du GIEC réunis en Europe sous l’appellation Copernicus, il se confirme que les émissions mondiales annuelles sont actuellement de 57 milliards de tonnes de CO2e et si nous créons une monnaie mondiale de points carbone (1Ͼ équivalent à 1 kg CO2e) il faut une masse monétaire carbone de 57 000 milliards Ͼ soit 57*10puissance12).

Et il faut réduire à environ 10 milliards de tonnes CO2e pour le milieu du siècle, pour ne pas dépasser ce qu’absorbent (de moins en moins) les océans et forêts.

Voilà pourquoi nous figurons une vue hypothétique de ce que serait un billet de 10 Ͼ
La campagne envers la Commission européenne propose une telle monnaie à faire diminuer de 6% par an selon les pays (4 en Roumanie et 8 aux USA).

L’étude ABC-CITEPA confirme nos chiffres…

Le Citepa et l’ABC (Asso. pour la transition Bas Carbone) ont réalisé une étude sur la répartition et la caractérisation de l’empreinte carbone des Français, par sondage auto-administré auprès de 2004 personnes tirées au sort durant les derniers mois de décembre janvier, concernant leurs consommations 2023.

Le diagramme ci-dessus montre une distribution des gaz à effet de serre (tonnes de CO2e) montrant que plus de 70% des répondants sont en dessous de 9t/an/personne. Notre évaluation à partir des chiffres du WIL et Lucas Chancel est que les 68% des français les plus modestes sont en dessous de 9t.

L’étude par sondage donne d’autres chiffres importants sur les modes de vie, quelques-uns ouvrent des discussions intéressantes (un de nos lecteurs s’étonne qu’un sondé a déclaré 83 tonnes, peut-être un grand voyageur).

Par exemple il apparait dans la figure 4 que pour les plus dispendieux, le logement a plus d’effet que le transport, peut-être s’agit-il de multiples résidences secondaires… L’échantillon n’est peut-être pas complétement représentatif quand on note que 60% des 18-24 ans ont pris l’avion…

On y retrouve en tableau 8 une répartition en 4 clusters des 2000 participants qui décrit assez bien la société française en matière de gaz à effet de serre…


La « taxe carbone aux frontières » plutôt mal barrée…

L’excellent mensuel Alternatives économiques publie dans son numéro de novembre, l’enquête de Gabriel Hassan sur la possibilité d’entrée en vigueur du MACF, mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, par la Commission européenne au 1er janvier 2026.
Mais comme il explique, il reste beaucoup de trous dans la raquette et les évaluations d’efficacité ne sont que théoriques. La politique européenne de quotas industriels n’a encore pas donné de preuves d’efficacité en tant que telle, en raison surtout de la distribution des quotas gratuits aux quelques industriels concernés.

Il apparait aussi des secteurs décontenancés par les possibles détournements comme sur l’acier recyclé ou la production d’automobiles ou d’engrais. En particulier une fronde agricole se fait jour au sujet des disparités sur les engrais.

De plus, la Commission a accepté le 27 juillet dernier sous la menace de Trump, de « travailler pour plus de flexibilité dans son application ».
Rien ne permet d’assurer que la date du 01/01/2026 sera maintenue.

Nous avons transmis à Gabriel Hassan les éléments de comparaison d’efficacité avec le mécanisme de compte carbone ou quotas citoyens (à l’opposé des quotas industriels). Par exemple l’inscription de kilos de carbone dans les registres des entreprises importatrices et exportatrices n’enfreint pas les règles de l’OMC et n’entraine pas de retours de contre-offensive.


Des inondations de plus en plus menaçantes…

Déjà 2024 a vu nombre d’inondations, la MAIF nous signale que les coûts des dégats des eaux ont augmenté de 17% !

Le mensuel Alternatives économiques (d’octobre cette fois) a compilé toutes les données pour établir cette carte qui fait froid dans le dos (carrément mouillé). Son auteur Matthieu Jublin a consulté les données Météo France et des spécialistes comme Yann Deniaud au Centre d’Études et d’Expertise sur les Risques. Il déduit de la Caisse centrale de réassurance (l’assureur des assureurs) un graphique qui montre qu’on est passé en France d’une dépense collective moyenne de 1 milliard par an à au moins 2 ! et ce n’est que la part indemnisée… Achetez le journal

On ne compte plus les cataclysmes…

Après la Jamaïque et Cuba, après Saragosse et la Catalogne, 760 ha en feu en Virginie, 51 morts dans les coulées de terre du Kenya, 9 morts d’avalanches au Népal, 5 morts d’une avalanche dans le Tyrol italien, une tornade dans l’ouest du Val d’Oise, retrouvez tous les cataclysmes dont les médias ne parlent que 5 minutes : https://www.catnat.net/

La trahison des banques

Valérie Cohen nous livre dans LeJournal.info du 21 octobre un article incontournable :

D’après le constat dressé par l’ONG Reclaim Finance et ses partenaires (qui ont comparé les financements dans le pétrole, le gaz naturel et le charbon à ceux dans l’éolien, le solaire, l’énergie marine, la géothermie et l’hydroélectricité), entre 2021 et 2024, les 65 plus grandes banques du monde ont investi 3.285 milliards de dollars (2.785 milliards d’euros) dans les énergies fossiles, contre « seulement » 1.368 milliards de dollars (1.160 milliards d’euros) dans les énergies renouvelables.

D’après l’Agence internationale de l’énergie, il faudrait pourtant renoncer à tout nouveau projet pétro gazier pour espérer limiter le réchauffement du climat.
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Boston Consulting Group alerte

Selon le BCG et Ecovadis, la non prise en compte des émissions des sous-traitants pourrait couter 430 milliards € aux grandes entreprises d’ici 2030 !

Voir l’article détaillé sur Novethic qui devient payant dans le groupe AEF Presse.

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